Pour beaucoup de dirigeants, la RSE reste associée à des contraintes réglementaires, des obligations de reporting ou encore à des coûts supplémentaires. Une perception que Laurent Montet, manager de transition ayant collaboré avec Whiti et membre du collectif Imwi (Interim Management with Impact), souhaite faire évoluer.
« On a fait peur aux entreprises en leur parlant uniquement du reporting et des obligations. On leur a beaucoup moins expliqué tout ce que cette démarche pouvait leur apporter. »
Car, au-delà de la conformité, la RSE constitue aujourd’hui un véritable levier de développement.
Pour Laurent Montet, l’un des plus grands malentendus consiste à croire que la RSE est incompatible avec la performance économique. Au contraire, cette démarche conduit les entreprises à revoir leurs consommations d’énergie, leurs processus industriels, leur organisation ou encore leur gestion des ressources. Cette remise en question permet très souvent d’identifier des gains de productivité et de réduire durablement certains coûts. « La RSE n’est pas incompatible avec la performance économique. Très souvent, elle l’accélère. »
Autre bénéfice, une démarche RSE conduite avec succès permet d’accéder à de nouveaux marchés. « Même lorsque les PME ne sont pas directement concernées par certaines réglementations, leurs donneurs d’ordre intègrent désormais des critères environnementaux et sociétaux dans leurs appels d’offres. La RSE devient ainsi un facteur de différenciation commerciale autant qu’un élément de confiance. »
Autre bénéfice d’une politique RSE performante, l’accès à certains financements se voit facilité par la prise en compte des critères ESG par les établissements financiers.
Enfin les collaborateurs ne sont pas insensibles, loin de là, à l’engagement de leurs dirigeants. De nombreux talents accordent désormais une importance croissante aux engagements des entreprises. Une organisation qui agit renforce son attractivité, fidélise davantage ses équipes et facilite ses recrutements.
L’étude de Boston Consulting Group parue en 2023 confirme que plus de 50 % des entreprises les plus performantes en matière de croissance, de rentabilité et d’ESG enregistrent une croissance annuelle supérieure à 10 %, contre moins d’une entreprise sur quatre dans l’ensemble de l’échantillon.
Comme le conclut, pour Laurent Montet, « loin d’être une contrainte, la RSE est une formidable opportunité d’améliorer la performance de l’entreprise et de passer de la conviction à l’action ».
Laurent Montet, faire de la performance durable une réalité de terrain
Manager de transition depuis 5 ans, Laurent Montet accompagne les dirigeants de PME industrielles dans leurs phases de transformation, de croissance ou de retournement. Membre du collectif Imwi (Interim Management with Impact), qui rassemble une quarantaine de managers de transition répartis sur l’ensemble du territoire, il défend une approche du management fondée sur des résultats concrets et durables.
Convaincu que la performance économique et les enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux peuvent se renforcer mutuellement, il accompagne les entreprises dans des transformations qui créent de la valeur, tout en renforçant leur résilience et leur impact.