C’est tout le paradoxe de cette rentrée. D’un côté, le climat des affaires remonte progressivement et se rapproche de sa moyenne de long terme. De l’autre, plusieurs indicateurs très concrets montrent une économie française qui reste fragilisée.
En août, le climat des affaires atteint 98, après 95 en juin et 97 en juillet. Ce redressement, pour le troisième mois consécutif, traduit un changement de perception intéressant : les entreprises semblent envisager les prochains mois avec un peu plus de confiance.
Une confiance qui contraste pourtant avec plusieurs indicateurs économiques réels. Le PIB a reculé de 0,2 % au premier trimestre, puis a affiché une croissance nulle au deuxième trimestre.
L’inflation est également remontée à 2,4 % en août, contre 2,1 % en juillet. Cette accélération s’explique principalement par la hausse des prix de l’énergie, notamment des produits pétroliers, avec des effets qui peuvent rapidement se diffuser dans les coûts de fonctionnement des entreprises.
Le financement redevient lui aussi un sujet plus sensible. L’Euribor 3 mois atteint 2,59 % fin août, contre 2,07 % début avril. Après plusieurs mois de détente, la remontée des taux de marché affecte le coût du financement et pèse sur certains projets d’investissement.
Les dernières données sur les défaillances apportent un autre éclairage. À fin juillet, la Banque de France recense 70 605 défaillances d’entreprises en cumul sur douze mois. Le chiffre se stabilise, mais à un niveau qui reste élevé (19 % au-dessus de la moyenne observée entre 2010 et 2019).
La situation est très contrastée selon les secteurs. Sur un an, les défaillances progressent de 12,4 % dans l’enseignement, la santé, l’action sociale et les services aux ménages, de 11,9 % dans l’agriculture, de 9,3 % dans les activités financières et d’assurance, de 9,2 % dans le conseil et les services aux entreprises et de 7,4 % dans l’hébergement-restauration. À l’inverse, la construction enregistre une baisse de 2,4 %.
Un meilleur niveau de confiance et une timide amélioration de certains indicateurs, comme la stabilisation des défaillances, peut précéder une reprise, mais, au vu des indicateurs économiques actuels, il ne garantit ni une hausse immédiate des commandes, ni une amélioration des marges, ni un redressement rapide de la trésorerie des entreprises.
Ce contraste ne doit donc pas conduire à l’attentisme.
Si la confiance continue de se redresser, les entreprises ont tout intérêt à se préparer dès maintenant à profiter d’une éventuelle reprise, notamment en renforçant leur prospection, leur visibilité et leurs actions de communication.
Mais cette préparation doit aller de pair avec une vigilance accrue sur les fondamentaux. Dans un environnement encore incertain, disposer d’une trésorerie suffisamment liquide, maîtriser ses besoins de financement et sécuriser le paiement de ses factures restent essentiels.
C’est là que Whiti prend tout son sens, en vous aidant à sécuriser vos fondamentaux aujourd’hui tout en préparant les leviers de votre développement de demain.