Depuis plusieurs mois, les indicateurs économiques se dégradent les uns après les autres. Les chiffres publiés fin juin montrent enfin une légère amélioration. Le climat des affaires se redresse, la confiance des ménages repart timidement à la hausse et l’inflation reste maîtrisée.
Faut-il en conclure que le plus dur est derrière nous ?
Pas si vite.
Le chiffre qui retient particulièrement notre attention est celui du climat de l’emploi. En juin, il atteint 89, son plus bas niveau depuis 2013, hors période Covid.
Autrement dit, les dirigeants ne voient pas leur activité s’effondrer. En revanche, ils restent très prudents lorsqu’il s’agit de recruter, d’investir ou de prendre de nouveaux engagements.
Cette prudence est finalement assez logique. Les entreprises sortent de plusieurs années marquées par une succession de crises, un niveau record de défaillances, une hausse durable des coûts… Les premiers signaux s’améliorent, mais la visibilité reste limitée.
C’est pourquoi il est important de gérer sa trésorerie avec une grande vigilance. Avec un Euribor 3 mois toujours proche de 2,3 %, les solutions de financement comme l’affacturage conservent un coût particulièrement attractif.
Une trésorerie bien pilotée ne sert pas seulement à faire face aux difficultés. Elle permet surtout de conserver sa liberté d’action lorsque l’économie hésite, comme c’est le cas en ce début d’été.