Les premiers effets de la crise iranienne : une économie sous pression… mais qui tient

Avant même les tensions au Moyen-Orient, l’économie française n’était pas dans une dynamique favorable. Les défaillances avaient atteint un niveau record en 2025 et les inquiétudes autour de la trésorerie et de l’accès au crédit étaient déjà bien installées. Les tensions géopolitiques actuelles viennent donc s’inscrire dans un contexte déjà fragilisé.

Des hausses de coûts importantes

Les premiers impacts de tensions sont visibles sur les coûts, avec une hausse d’environ 15 % du Brent depuis janvier et une progression du fret proche de 10 %. Si ces évolutions affectent logiquement en premier lieu les entreprises des secteurs du transport, de la pétrochimie, de l’agroalimentaire et de la plasturgie, leurs effets  commencent déjà à se diffuser à l’ensemble de l’économie.

Cette hausse se répercute notamment dans le secteur du BTP, où les organisations professionnelles alertent sur une augmentation attendue des prix des matériaux, en particulier ceux fortement dépendants des dérivés pétroliers comme les plastiques.

Mais l’économie résiste !

Pourtant, les indicateurs d’activité ne traduisent pas de rupture brutale. Les indices PMI publiés par S&P Global montrent juste un léger ralentissement progressif, avec un indice passant de 50,2 en janvier à 49,1 en mars. L’industrie reste en difficulté, tandis que les services parviennent à se maintenir. La zone euro conserve de son côté une légère dynamique, ce qui souligne une fragilité plus marquée en France, sans pour autant traduire un décrochage.

Le climat des affaires suit la même tendance. Il recule depuis le début de l’année, mais le mois de mars ne marque pas d’accélération du repli. La situation pourrait évoluer dans les prochaines semaines, personne ne peut vraiment le prévoir, mais à ce stade, l’économie fait preuve d’une certaine capacité de résistance.

Des taux qui restent favorables

Dans le même temps, les tensions sur le financement restent présentes. Selon Bpifrance, 22 % des dirigeants rencontrent des difficultés d’accès au crédit court terme, et les anticipations de pression sur la trésorerie continuent de progresser.

Dans ce contexte, un élément reste favorable : les taux de financement. Avec un Euribor 3 mois qui se maintient autour de 2,1 %, les entreprises conservent des conditions de financement encore attractives.

L’économie française traverse donc une phase d’équilibre fragile. L’activité ralentit sans s’effondrer, mais les marges de manœuvre restent limitées. Dans ce type d’environnement, la gestion de la trésorerie redevient un levier central. C’est précisément dans ces moments que des solutions comme l’affacturage prennent tout leur sens, en permettant de sécuriser les encaissements et d’apporter de la visibilité, dans un contexte où les taux restent encore maîtrisés.

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